|
Le 2 septembre 1792, Verdun, assiégé par les troupes de Prussiens tombe devant les assaillants
Beaurepaire, Commandant d'Armes, se suicide à l'Hôtel de Ville
Le Général Kalkreuth entre en ville pour régler la remise de la place.
Sa mission terminée, il sort de la ville avec son escorte, quand un coup de fusil abat, près de lui, un lieutenant des hussards, le Comte de Henkel.
Aussitôt, dans le camp prussien, on ne parle pas moins d'annuler la capitulation et de brûler la ville.
Pour éviter ce désastre, les Autorités Municipales se rendent au Quartier Général ennemi afin d'offrir des réparations convenables. Elles ne sont pas reçues.
Ce fut alors que quelques femmes proposèrent d'aller offrir au Roi de Prusse une corbeille de Dragées.
L'accueil de Frédéric Guillaume fut poli, mais froid ; il refusa les Dragées.
L'irritation et la terreur furent extrêmes à Paris et à l'Assemblée Nationale lorsqu'on apprit la capitulation de Verdun.
Puis les Prussiens allèrent se faire battre à Valmy et les français rentrèrent de nouveau dans la ville.
La terreur de l'ennemi passée, la colère contre Verdun tomba mais le pardon accordé par la Convention aux habitants ne fut pas complet. Il fallait des victimes à la terreur. On les choisit intéressantes.
Ce furent les Dames de Verdun, dont l'histoire ne retint que les Demoiselles, les " Vierges de Verdun " qui portèrent leur tête à l'échafaud.
|